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Telle est la véritable raison pour laquefle ils vantent la vie patriarcale, malgré les résultats odieux qu'elle présente; car les Chinois et les Juifs qui sont les nations les plus fidèles aux mœurs patriarcales, sont aussi les plus fourbes et les plus vicieuses du globe.
Pour écarter ces témoignages de l'expérience, les philosophes peindront la Chine en beau, sans parler de sa corruption ni de l'horrible misère de son peuple. Quant aux Juifs, on attribuerа leurs vices sociaux à la persécution qu'ils ont essuyée: la persécution est au contraire un germe d'ennoblissement pour les proscrits. Les chrétiens ne furent jamais plus honorables, que lorsqu'ils furent en butte à la persécution, sans avoir aucun prince, aucun point de ralliement. D'où vient donc que l'oppression religieuse a produit sur l'un et l'autre peuple des résultats si différens? c'est que les chrétiens dans leur infortune adoptèrent l'esprit corporatif qui chez les proscrits devient le germe des passions nobles. Les juifs conservèrent l'esprit patriarcal qui est le germe des passions viles, et qui les avait dégradés méme aux jours de leur puissance.
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J'ai observé que la banqueroute est le seuk crime social qui soit épidémique, et qui entraine forcément l'homme probe à imiter le fripon. Je citerai pour exemple une banqueroute en feu de file. Il y a des banqueroutes de plus de cent espèces; tant la raison est perfectionnée par la philosophie moderne. Ranqiueroute en feu de file. Le juif Iscariote arrive en France avec 100,000 livres de capitaux, qu'il a gagné dans sa première banqueroute: il s'etablit marchand dans une ville ou il a pour rivales six maisons accréditées et considérées. Pour leur enlever la vogue, Iscariote débute par donner toutes ses denrées au prix coûtant; c'est un moyen sûr d'attirer la foule: bientot les rivaux d'Iscariote jettent les hauts cris; celui-ci sourit de leurs plaintes, et continue de plus belle à donner les denrées au prix coûtant.
Alors le peuple chante merveille : vive la concurrence, vivent les Juifs, la philosophie et la fraternité; toutes les denrées ont baissé de prix depuis l'arrivée d'Iscariote; et le public dit aux maisons rivales : « C'est vous, messieurs, » qui êtes les véritables juifs et qui voulez trop > gagner: Iscariote seul est un honnête homme, >> il se contente d'un bénéfice modique, parce > qu'il n'a pas un ménage aussi splendide que > les vôtres. » Vainement les anciens commerçans représentent-ils qu'Iscariote est un fripon déguisé, qui fera tôt ou tard banqueroute; le public les accuse de jalousie et de calomnie, et court de plus en plus chez l'Israélite.
Voici le ctlcul de ce larron: En vendant au prix coûtant, il ne fait d'autre perte que celle. de l'intéret de ses fonds, soit 10,000 livres par an, mais it se forme un débouché considérable, il se fait dans les ports une renommée de gros consommateur, et il obtient un grand crédit pour peu qu'il soit exact dans ses payemens. Ce manége continue pendant 2 ans, au bout desquels iscariote n'a rien gagné, tout en vendant énorménent. Sa manœuvre n'est point divulguée, parce que les Juifs n'ont chez eux que des employés Juifs, gens qui sont ennemis secrets de toutes nations, et ne décèlent jamais une friponnerie préméditée par quelqu'un d'entr'eux.
Quand tout est prèt pour le dénouement, Iscariote use de tout son crédit, donne d'amples commissions dans tous les ports, pour la somme de 500 à 600 mille livres, achetés à terme. Il dirige ses denrées sur le pays étranger et vend à vil prix ce qui se trouve dans ses magasins. Enfin, quand il a fait argent de tout, l'honnête Iscariote disparait avec son porte-feuille, et retourne en Allemagne où il a acheminé ses denrées achetées à crédit. Il les réalise promptement, et se trouve au sortir de France quatre fois plus riche qu'il n'était en y entrant; il est possesseur de 40o mille livres, et s'en va à Livourne, à Londres préparer une troisième banqueroute.
C'est alors que le voile tombe et qu'on revient au bon sens, dans la ville où il a fait le coup. On reconnait le danger d'admettre au commerce les juifs, les vagabonds qui ne tiennent à rien; mais cette banqueroute d'Iscariote n'est que le premier acte de la farce; suivons les résultats; voyons le feu de file.
Il y avais six maisons rivales de l'Israélite: nommons-les A, B, C, D, E, F.
A était depuis long-temps gêné, il se soutenait sans fortune et sur sa bonne renommée; mais l'arrivée d'Iscariote lui ayant enlevé toute sa consommation, il n'a pu fournir qu'un an de lutte, après quoi il a perdu courage, et ne concevant rien á ces nouveaux systèmes philosophiques qui protègent les vagabonds, A se voit forcé à plier devant la tactique d'Iscariote et à faire banqueroute.
B a soutenu plus long-temps le choc: il prévoyait de loin la friponnerie d'Iscariote, et il attendait que cet orage fut passé pour rétablir sa consommation enlevée par le fourbe Israélite: mais dans l'intervalle, B éprouve une forte banqueroute au dehors, c'en est assez pour accélerer sa chute: il croyait pouvoir tenir 2 ans, et au bout de 15 mois il est forcé à faire banqueroute.
C était en société avec une maison du dehors qui se trouve ruinée par un autre Iscariote, (car il s'en établit dans toutes les villes.) C est entrainé par la chute de son associé, et après avoir fait pendant 18 mois des sacrifices pour soutenir la concurrence du voleur hébraïque, C se voit forcé à faire banqueroute.
D avoit une probité plus apparente que réelle. Il lui reste des moyens de se soutenir, malgré qu'il souffre depuis 20 mois de la concurrence du Juif; mais irrité par les pertes qu'il éprouve, il se laisse aller au vice dont tout lui donne l'exemple; il obşerve que trois de ses confrères ont ouvert la marche, et que lui quatrième passera dans le nombre, en prétextant des malheurs fictifs ou réels; d'après cela, D ennuyé d'une lutte de 20 mois contre Iscariote, ne voit rien de plus prudent que de faire banqueroute.
E avait prêté de fortes somimes à ses quatre confrères qui viennent de faillir. Il les croyait très-solvables, et véritablementils l'étaient ayant que la manœuvre d'Iscariote leur eut enlevé leur industrie. E se trouve au dépourvu par la faillite de ces quatre maisons; en outre il n'a plus de consommation, tout le public court chez Iscaаriote qui vend à prix coûtant. E voit ses moyens anéantis, son credit altéré; on le presse, et ne pouvant plus satisfaire à ses engagemens, il finit par faire banqueroute.
F sans manquer de moyens se trouve décré dité dans tous les ports de mer, par la faillite des cinq précédens; leur exemple fait soupçonque F ne tardera pas à imiter ses confrères; d'ailleyrs quelques-uns d'entr'eux qui ont terminé l'accomodement, vendent à très-vil prix pour faire face aux premières échéances de leur contrat. Voulant accélérer leur vente, ils perdent un dixième, et gagnent pourtant quatre dixièmes, puisqu'ils ont accomodé à moitié de perie. F se trouve écrasé par cette circonstance et réduit à faire, comme tous ses confrères, banqueroute.
C'est ainsi que l'établissement d'un vagabond ou d'un juif suffit pour désorganiser en entier le corps de marchands d'une grande ville, et entrainer les plus honnėtes gens dans le crime; car toute banqueroute est plus ou moins criminelle, quoique fardée de prétextes spécieux comme ceux dont j'ai coloré ces six banqueroutes; et dans tous ces prétextes il n'y a presque rien de vrai: le fin mot est que, chacun saisit habilement les occasions d'exercer un larcin qui demeure impuni. Si à la banqueroute on ajoute l'agiotage et tant d'autres infamies qui sont le fruit des théories philosophiques, on se rangera facilement à l'opinion que j'ai précédemment émise; c'est que les civilisés n'ont jamais commis tant d'inepties politiques, que depuis qu'ils ont donné dans l'esprit mercantile, dans ces systèmes qui prétendent que toute entreprise des marchands ne peut que tourner au bien général, et qu'il faut laisser aux marchands une pleine liberté, sans exiger aucune garantie sur le résultat de leurs opérations.
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